Portrait n°7

Irina

Vous, en deux mots ?

Je suis une sorte de femme orchestre, un peu comme toutes les femmes finalement. Je suis consultante en communication, directrice artistique et journaliste. Impossible pour moi de choisir…je vais là où les rencontres me portent, où il y a une émulation, des envies et des visions partagées. Je suis également la compagne d’un homme assez extraordinaire, la belle mère et la maman de deux enfants merveilleux Yael et Elijah. Nous vivons tous les 4 à Lyon, où nous avons décidé de nous établir et de construire notre nid après de nombreuses années à Paris. Jérémie est réalisateur, et actuellement nous écrivons ensemble un documentaire qui nous tient vraiment à cœur à propos de la maltraitance infantile.
– Votre mode de déplacement au quotidien ?
Le vélo à 80 % du temps. Nous n’avons pas de voiture ici. Nous sommes à pied, un petit peu en bus/métro mais surtout à vélo.
Le vélo, mode de déplacement ou style de vie?
Les deux ! Le vélo, au-delà d’être pratique, permet de bouger, de faire du sport, de ne pas rester statique dans les transports en commun. Il permet de maitriser son temps et sa vitesse de déplacement. Il y a une véritable notion de liberté dans le fait de faire du vélo, mais surtout une certaine évidence à en faire face au désastre climatique plutôt que d’utiliser une voiture pour tout et rien.
Quel type de vélo utilisez-vous ?
Un vélo de course Mercier rose auquel je tiens beaucoup.
Comment êtes-vous habillé(e) à vélo ?
Ça dépend de ma journée ; mais je ne m’interdis rien à vélo.

Quels sont les accessoires qui ne vous quittent jamais ?

Mon casque pour écouter de la musique et/ou téléphoner, un rouge à lèvre (qui ne bave pas sous mon masque…), un foulard, du gel hydro-alcoolique, des lunettes de soleil.
Quelle est votre relation à la mode ?
Nous vivons une grande histoire d’amour depuis toujours, mais elle est de moins en moins passionnée. Je n’achète pas de « fast fashion », je privilégie les belles pièces qui durent, les marques qui font de petites quantités, j’aime aussi le vintage depuis que je suis adolescente.
Ma grande mère m’a transmis son amour de la mode et de l’élégance, grâce à elle j’achète peu mais bien, je crois. Je ne supporte pas l’uniformisation, et c’est d’ailleurs ce que j’essaie de transmettre aux enfants. Surtout à Yael qui a 11 ans que je pousse à assumer ses goûts qui sont parfois très surprenants et maitrisés pour son jeune âge. C’est assez grisant !
Quel type de sac à main utilisez-vous ?
J’ai souvent un sac à main et un tote bag.
Je range en général mon sac 11.12 Chanel, ou mon sac trio de chez Céline dans un tote bag avec mon ordinateur quand je suis à vélo. Lorsque je suis en retard et/ou pressée je mets tout dans mon sac à dos Eastpak Colette. Une jolie collaboration entre ses deux marques avec laquelle j’ai eu la chance de travailler. Il est très vieux mais je suis incapable de m’en séparer. Pour les petites courses, je prends ma banane de chez Sixsoeurs.

Une anecdote à vélo ?

Souvent lorsque je pédale je fantasme être dans la peau de Ralf Hütter, le « chef d’orchestre » du groupe Kraftwerk et cycliste impénitent. Je me demande quel type de coup de pédale il a donné pour tel ou tel morceaux. Il disait que « le cycliste va de l’avant et c’est ce qu’on essaie de faire avec notre musique ». J’essaie de savoir quel morceau a été pensé à vélo, à part Tour de France… C’est un poil obsessionnel je dois bien l’admettre.
« Ma grande mère m’a transmis son amour de la mode et de l’élégance, grâce à elle j’achète peu mais bien, je crois »
Le vélo dans votre ville ?
Le bonheur… la ville de Lyon s’est parfaitement adaptée au développement du cyclisme, notamment sur les berges. Nous adorons nous balader en famille au Parc de la Tête D’Or. Nous y allons tous les mercredis pour accompagner Yael à son activité sportive. Ça l’échauffe, et ça nous promène dans un décor idyllique.
Le temps d’un week-end dans votre ville : quels sont les lieux à visiter ?

Il y a une liste très longue de restaurant incroyables à Lyon…nous avons tellement hâte qu’ils rouvrent. Jérémie et moi avons notre cantine le midi : Le Bistrot Bondy, à côté de Saint Paul.
De l’autre côté du pont : Sapna. Pour dîner et se lécher les doigts ! Pour faire du shopping : Dadashop, Blitz toujours dans le 1er arrondissement. Pas loin il y a le disquaire Sofa pour une sélection de vinyles exigeante et abordable.
Dans le 2ème, pour les fous de design il faut aller chez Arrivetz, puis traverser la rue pour aller voir les expositions des Galeries Slika et Tatiss. Un petit saut chez Pompon Petillan pour des cadeaux pour les minis.
Enfin pour se dandiner sur de la très bonne musique il y a Le Sucre et le Transbordeur.
L’un des secrets les mieux garder de la ville : le bar Les Muses en haut de l’Opéra de Lyon. Vue imprenable, personnel adorable, carte raisonnable.

Quel modèle de sac vous ressemble ?
Le Tako n°4 ! Il a l’air très pratique et ses couleurs sont superbes.
« Le vélo, au-delà d’être pratique, permet de bouger, de faire du sport, de ne pas rester statique dans les transports en commun. Il permet de maitriser son temps et sa vitesse de déplacement. Il y a une véritable notion de liberté dans le fait de faire du vélo, mais surtout une certaine évidence à en faire face au désastre climatique plutôt que d’utiliser une voiture pour tout et rien. »

Portrait chinois

Si tu étais une ville ?
Arles, sauvage et élégante
Si tu étais un moment de la journée ?
L’aube ou le coucher du soleil
Si tu étais une couleur ?
le bleu Klein
Si tu étais un objet ?
une lampe Sottsass pour éclairer l’obscurité en beauté
Si tu étais une plante (fleur, arbre…) ?
Une pivoine
Si tu étais un livre ?
Ainsi Soit-elle de Benoite Groult (très très dur de choisir !)
Si tu étais un bruit, un son ?
La bruit de la pluie sur les fenêtres
Si tu étais une odeur, un parfum ?
La Fleur d’Oranger, toujours
Si tu étais une femme célèbre ?
Charlotte Perriand
Si tu avais un super pouvoir ?
la guérison